Une pratique singulière de la matière
La sagesse des savoir-faire ancestraux refait surface : des matières naturelles, organiques et saines pour la création contemporaine.
Ici, nous créons avec ce qui a déjà vécu.
Chaque stage est une invitation à revenir à nos sens, au toucher, à l’écoute de ce que la matière veut nous dire.
Mon approche se nourrit des savoirs-faire traditionnels — pli, tressage, pâte, empreinte — que j’adapte dans un contexte d’aujourd’hui, où l’écologie du geste et la lenteur ont toute leur place.
Dans un monde saturé d’artifices, je choisis la simplicité et la matière vivante.
Par cette technique, développée par des recherches au fil de plusieurs années, un morceau de papier, une trace de terre, un fil retrouvé peuvent révéler des formes sensibles et durables, qui relient l’individu à son territoire, le passé au présent, et les mains à l’essentiel.
Les stages
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Sur les techniques
La pâte à papier, ou argile de cellulose: une technique très ancienne et polyvalente qui permet de créer des œuvres d’art très durables et raffinées.
Saviez-vous qu’elle a été inventé en Chine il y a plus de mille ans ? Ses origines remontent à la dynastie Han (202 avant notre ère – 220 après J.-C.) et elle a été utilisé pour créer des casques, des masques de cérémonie et même de petits cercueils légers.
En combinant du papier broyé avec des adhésifs comme de la colle d’amidon, nous obtenons un mélange flexible mais stable qui peut être similaire à l’argile en termes de texture et de douceur, et peut être sculpté, moulé, coulé ou même utilisé avec une poche à douille pour les décorations.
La méthode s’est répandue dans le monde entier et a évolué vers une forme d’art permettant de fabriquer des objets décoratifs, des jouets et des meubles. La polyvalence et le prix abordable de la pâte à papier en ont fait un matériau populaire à travers les cultures et les siècles.
Un stage créatif en pâte à papier est non seulement une activité créative et d’épanouissement, mais aussi un retour dans l’histoire et les savoirs faire anciens.
Les charges minérales naturelles: le pouvoir de transformation de l’argile, la chaux, la craie
Non seulement des fibres organiques sont fabriquées les biocomposites. Les charges minérales, utilisées depuis des siècles dans l’architecture traditionnelle, apportent élasticité, résistance, solidité et durabilité à notre matériau. En d’autres termes, elles rendent notre “argile” plus facile à modeler lorsqu’elle est humide et plus résistante aux chocs et à la dégradation une fois sèche.
Chaque ingrédient possède des caractéristiques uniques et modifie la matière de façon différente selon les proportions utilisées. Lors de nos ateliers, les participants sont invités à expérimenter et à créer leurs propres combinaisons par l’observation, l’essai et l’exploration sensorielle.
Les couleurs naturelles: des pigments par la terre
Dans certains ateliers, la couleur jouera un rôle essentiel. Des pigments minéraux pourront être ajoutés directement à la pâte ou transformés en peintures et apprêts naturels pour apporter une touche de créativité supplémentaire à l’œuvre.
Sur mon travail
J’explore deux techniques complémentaires pour donner vie à mes sculptures : le papiétage — souvent confondu avec le papier mâché — qui consiste à superposer des bandes de papier sur un support, et la pâte à papier, une matière plus malléable et organique que je façonne librement.
Je propose des ateliers de création en pâte à papier et papier-terre, imaginés comme des temps de pause, de partage et de transformation.
À partir de matériaux simples — papier, carton, fibres récupérées — nous fabriquons une pâte malléable, à laquelle peuvent s’ajouter des éléments naturels comme la terre, la chaux ou le blanc de Meudon. Ces matières, souvent perçues comme modestes, deviennent le point de départ d’objets sensibles, décoratifs ou utilitaires.
Ces ateliers s’inscrivent dans une démarche écologique et poétique, où l’on crée en lien avec ce que l’on a sous la main, avec lenteur et intention. C’est une invitation à se reconnecter à la matière vivante, à redonner du sens au geste, et à réenchanter les rebuts du quotidien.
Il y a aussi, derrière la pâte à papier, une mémoire artisanale et historique que je souhaite faire revivre : ce matériau était autrefois utilisé dans la décoration intérieure et architecturale — moulures, ornements, panneaux sculptés — comme alternative souple et élégante au bois ou au plâtre. En l’explorant aujourd’hui, nous faisons dialoguer héritage ancien et créativité contemporaine.
Les ateliers sont ouverts à tous les âges, et peuvent prendre la forme de découvertes ponctuelles ou de cycles plus approfondis, selon les envies et les saisons.
Stage pâte à papier – Création écologique et artistique
Ces ateliers s’adressent à celles et ceux qui souhaitent vivre une expérience sensorielle et conviviale, reconnecter avec leurs mains et explorer une pratique artistique respectueuse de l’environnement. Aucune compétence préalable n’est nécessaire : seul le plaisir de créer et de partager compte.
Dans une ambiance chaleureuse, en petit groupe, vous apprendrez à fabriquer votre propre pâte à papier à partir de matériaux recyclés, à expérimenter avec les textures, les empreintes, les volumes, et à laisser émerger des formes personnelles et poétiques.
Ce stage est aussi une invitation à ralentir, à observer la matière, à créer dans le respect des cycles naturels. Il s’intègre parfaitement dans des projets d’éducation à l’environnement, de loisirs créatifs durables, ou d’activités bien-être liées à la nature.
Nos stages sont ouverts aux associations, centres culturels, collectivités et particuliers en quête d’une activité manuelle, authentique et porteuse de sens. Rejoignez-nous pour une parenthèse inspirante entre écologie, artisanat et imagination.
Prochaines dates et lieux
2026
La Maison de La Terre – Lantic
Stage pâte à papier à Maringá, organisé par Cidinha Coquemalla. Photographie par Diego Cunha.
Les siècles d'histoire derrière la technique
Le papier mâché, un patrimoine qui traverse le temps et les continents
Le papier mâché n’est pas une invention récente ni une simple activité de loisir. Il est le fruit d’une longue histoire qui relie des civilisations, des gestes artisanaux et des imaginaires.
Tout commence en Chine, où l’on invente le papier il y a plus de 2000 ans. Très vite, les artisans découvrent que ce matériau peut être transformé, ramolli, moulé, et séché pour former des objets légers mais solides.
De là, cette technique voyage. Elle s’installe en Asie centrale, puis en Perse, avant d’arriver dans la vallée du Cachemire, au nord de l’Inde, où elle devient un art raffiné. Les artisans cachemiris créent des objets d’une grande finesse — boîtes, plateaux, vases — souvent peints à la main avec des motifs floraux délicats, et parfois rehaussés à la feuille d’or.
Quelques siècles plus tard, le papier mâché franchit la Méditerranée pour s’imposer en Europe, et notamment en Angleterre victorienne, où il connaît un âge d’or. Il y est utilisé pour fabriquer des meubles, des cadres, des horloges et même des plafonds décorés. Léger, économique et modelable, il devient un matériau noble au service de la décoration intérieure.
Puis le XXe siècle, avec l’industrialisation, relègue le papier mâché au rang de curiosité ou de bricolage d’enfant. Il faut attendre le renouveau écologique et l’envie d’un retour à la main et à la matière pour qu’il retrouve sa place dans le monde de la création.
Aujourd’hui, des artistes redécouvrent le potentiel du papier recyclé comme matière première. Parmi eux, Domingos Tótora (Brésil) transforme des cartons récupérés en objets sculpturaux proches du bois, dans une démarche profondément liée à la nature. Il utilise l’eau, la fibre, le séchage solaire, et crée un design qui respecte le cycle de vie des matériaux.

















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